Travaux de restauration

Diagnostic de l’état de conservation

L’association « Les Amis du Patrimoine de Bouchamps » et la mairie ont commandé en 2014 un diagnostic auprès d’une restauratrice, Mme Sabine de Freitas, spécialisée en peintures murales. Cette étude a été menée sur les conseils de Mr Christian Davy, service patrimoine du Conseil Régional des Pays de la Loire et spécialiste des peintures murales. Suite à ces travaux, les causes de dégradations ont été identifiées et des propositions de restaurations ont été définies et évaluées.

 

Afin d’évaluer le montant des travaux de restauration et solliciter des aides financières, la mairie de Bouchamps – maître d’ouvrage de l’édifice – a lancé un appel d’offres pour sélectionner un atelier de restauration ;

Pendant ce temps, la mairie et l’association « Les Amis du Patrimoine de Bouchamps » ont pris contact avec les collectivités territoriales, la DRAC et la Fondation du Patrimoine pour obtenir des accords de subventions pour participer au financement des travaux.

Dés que les engagements financiers seront confirmés, la mairie  pourra notifier auprès de l’atelier de restauration retenu le début des travaux qui devraient démarrer à partir du 10 avril 2017 et devrait durer jusqu’à fin juin 2018.

Les travaux de restauration concernent les peintures murales et les retables de l’église.

 

Les extraits mentionnés ci-dessous proviennent de l'Etude préliminaire des peintures murales, Eglise Saint-Pierre de Bouchamps-lès-Craon réalisée par Sabine de Freitas.  


État général de dégradation du Chœur et de la chapelle sud du transept

Programmes des travaux à réaliser

Les peintures XIXe siècle

Détail de dégradation avancée de la couche picturale de la peinture de Sainte Anne et dépôts du mortier sur les chaises
Détail de dégradation avancée de la couche picturale de la peinture de Sainte Anne et dépôts du mortier sur les chaises

Concernant les six peintures du XIXe siècle, les détériorations sont dues principalement à la pose d'enduits en ciment à la base des murs et sur les sols. Le ciment vient empêcher la maçonnerie traditionnelle d'évacuer les remontées capillaires d'humidité. Celles-ci entraînent sur les soubassements des déplacements de sels (salpêtre), des proliférations d'algues et des détériorations des pierres. Les couches picturales se délitent. Il faut donc ôter les enduits en ciment, puis traiter et consolider les couches picturales et enfin nettoyer et restaurer les peintures.

Les fragments de peintures de la fin du Moyen Age

Partie visible des décors : on voit nettement les teintes et la technique à la détrempe
Partie visible des décors : on voit nettement les teintes et la technique à la détrempe

Fragments dans la nef

 

Des fragments de décors dans l’intrado des arcs des chapelles latérales laissent supposer qu’un décor plus ancien, vraisemblablement XVème ou XVIème, est encore en place sous les décors XIXème.

 

 

Les sondages ont permis d’établir la surface exacte de ces vestiges et leur datation : environ 1m2, pour des décors XV-XVIème dans l’arc de la chapelle sud avec un bon état de conservation et peut-être même période et XVIIème dans l’arc nord, mais relativement fragilisés. D’autres fragments ont été découverts dans les arcs. Le décor sondé côté sud est très intéressant et d’après les premières constatations il pourrait être le Saint Pierre dont il est question lors de la mise en travaux de l’église au XIXème siècle.

En conclusion, la restauratrice préconise : "Seule la zone découverte dans l’intrados de l’arc sud devrait être dégagée, consolidée et restaurée, aux vues de son intérêt historique, et celle-ci étant située sous un décor d’ornement répétitif. Quelques sondages supplémentaires pourraient être envisagés dans celui de l’arc nord avec un accompagnement en consolidations."

 

 

Sabine de Freitas conclut qu'il n'y a qu'un fragment qui mérite d'être dégagé et restauré: le fragment représentant une figure humaine, peut être Saint Pierre ?


Fragments dans l'ancienne sacristie

 

"Les enduits d’origine sont en bon état de conservation, mis à part quelques fissures et rebouchages. Aucune pathologie liée à l’humidité n’a été décelée.

L’état de conservation des décors est moyen : la peinture est très fragile, le liant n’ayant plus son pouvoir de fixation : Ecailles et pulvérulences sont fréquentes."

 

La restauratrice estime que ces peintures sont dans un état de conservation relativement bon. Elles doivent être seulement dégagées de différentes couches de badigeons, restaurées et consolidées de manière préventive. Au préalable la voûte XIXe, qui vient cachée une partie des décors, devra être vraisemblablement décaissée.

Les retables

Le retable principal est celui des trois qui a subi le plus de détériorations.

La pose de carreaux ciment au XIXe siècle est source encore une fois de désordres liés à l'humidité par remontées capillaires venant endommager la couche picturale de la partie basse.

Sabine de Freitas ne pense pas qu'il faille pour autant enlever les carreaux.

Un nettoyage, une purge des sels et algues, une consolidation de la couche picturale puis une restauration des décors en partie basse sont nécessaires pour les trois retables.

L’arc du porche d’entrée

Cet arc roman en plein cintre se situe dans l’actuel porche d’entrée du XIXe siècle. Le porche d’entrée est très empoussiéré sur ses pierres, ses murs enduits et ses solives. Les joints sont réalisés en ciment, pouvant devenir source de désordre sur les pierres romanes. L’enduit des murs présente plusieurs lacunes.